Nef des fous

La Nef des Fous, le blog de Jean-Pierre Humbert

MON BLOG : … Ma nef pour voyager au long cours en position assise … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage

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La nef des fous
Le blog de Jean-Pierre Humbert

Courants chauds

18 mai 1985 – Inauguration de l’Atelier Contraste et journée portes ouvertes Démonstrations d’impression de gravure, de lithographie et de sérigraphie

CORPS PERDUS – Le cartable édité pour la circonstance Gravure de Jean-Luc Savoy – lithographie de Jean-François Devaud – Sérigraphie de JPH

 

 

CORPS PERDUS – 1985 – JPH – Sérigraphie – Couverture du cartable

 


Jean-Luc Savoy – gravure

 


Jean-François Devaud – lithographie

 


JPH – Sérigraphie

Ci-dessous 2 reproductions:

La première œuvre éditée par l’Atelier-Galerie Contraste en 1985,
une gravure de l’artiste soleurois Franz-Anatol Wyss intitulée Lieu de culte,
ainsi que l’affiche de l’exposition que nous lui avions consacrée


LIEUX DE CULTE – 1985 – Franz-Anatol Wyss – Gravure – AS – Édition Galerie Contraste


1985 – F-A Wyss – Affiche de la première exposition organisée par la Galerie Contraste

 

 


COMPTE À REBOURS – JPH – Gravure – 1991

Cette œuvre a été réalisée pour accompagner l’édition de tête du livre “PARADIS PERDU” édité en 1991 par l’Atelier Galerie Contraste. Un ouvrage qui donnait à voir les créations des 85 artistes qui ont participé au PRIX CONTRASTE DE L’ESTAMPE ORIGINALE. Ces artistes invités venaient de 23 pays différents et tous les continents étaient représentés. La vente de l’édition de tête a largement contribué au financement du concours qui avait aussi bénéficié du soutien de 3 institutions fribourgeoises. La remise des prix aux 3 lauréats (Éric Robert-Aymé, France – Albin Brunovsky, Slovaquie – Jean Coulon, Belgique) a eu lieu au Musée d’Art et d’Histoire de Fribourg qui avait organisé pour l’occasion une grande exposition subdivisée en 5 parties. Chaque lauréat présentait une trentaine de gravures, les estampes en concours étaient toutes exposées et l’atelier Contraste présentait mes créations et ses éditions d’estampes. Dans ce décor, j’assumais l’animation avec notre presse pour l’impression de la gravure en taille-douce.

Souvenir lumineux: pour la confection des cartes de géographie, la confédération employait des graveurs en ce temps-là. Ils étaient tous venus ensemble pour visiter l’exposition. Armés de leurs compte-fils, ils ont passé 3 bonnes heures à ausculter, fascinés, les subtilités des œuvres exposées. Suivirent des échangent passionnants et passionnés. Amusant et inoubliable!

Sujets:


 GOING TO FRIBOURG – Gravure d’Arthur Geisert

Arthur Geisert avait participé, en 1991, au concours international de gravure «PARADIS PERDU» organisé par l’Atelier-Galerie Contraste. En 2004, nous l’avions invité à venir à Fribourg pour réaliser une estampe pour notre abonnement «FRIBOURG, vu d’ailleurs». Nous l’attendions au mois de septembre, impatients de découvrir l’œuvre que notre ville lui inspirerait.

Malheureusement, le voyage n’a pas eu lieu. Cette contrariété a stimulé l’imagination d’Arthur Geisert qui nous a envoyé la gravure «GOING TO FRIBOURG». Il nous démontre que rêver, c’est déjà voyager. Il nous prouve aussi qu’on a tort de dénigrer les clichés fournis par les offices de tourisme. S’ils n’ont que peu d’influence sur l’indice de fréquentation des hôtels, ils représentent une chance de voyager à l’œil.

Notice biographique – Arthur Geisert est né en 1941. Spécialisé en sculpture et en gravure, il expose dans de nombreux grands musées américains. Il est un jour remarqué par un éditeur qui lui propose de faire des livres pour enfants… Il a aujourd’hui publié de nombreux livres primés. Il a une passion pour les cochons, héros de tous ses livres !

Sujets:

IGOR PIACKA – Rainman – Gravure
AE-2004 – Édition Galerie Contraste Fribourg
Texte de Philippe de Bellet

Les gens se courent après, nous courons après nos rêves dans lesquels tout cohabite, se croise, se frôle ou s’entremêle et s’interpénètre. Sublimes et folles visions, libérées des entraves de la pensée contrôlée, structurée, organisée, censurée. Tout est désormais possible, tout s’y produit, tout s’y transforme: ce que l’on espère et ce que l’on redoute. Même ce à quoi nous n’avions jamais accordé une once d’attention. Et contrairement à la réalité dans laquelle, éveillé, on est plongé, l’univers du rêve s’impose à nous sans que nous puissions y influer en aucune manière que ce soit. Le rêve, lui, est libre, nous pas.

Lumière et ombres, silhouettes et personnages identifiables, chutes et ascensions, espoirs et désillusions, menaces et promesses. Les petits personnages en séquence dont est constellé «Rainman», engagés dans leur ballet aérien – mais peut-être s’agit-il d’une danse rituelle, voire initiatique – ne font-ils pas aussi penser aux damnés de Jérôme Bosch, chutant et se débattant en vain dans la géhenne ? Jusqu’où dure le rêve avant de basculer dans le cauchemar, comme le bien dans le mal, la lumière dans l’ombre ou la nuit ? Inquiétant et fascinant.
Et qu’augurent ces signes symboliques qui égrènent, eux aussi, tant le chasseur mystérieux que sa proie – à moins qu’il ne s’agisse de sa conquête, voyez son doux sourire ! Notre ami graveur nous annonce l’heure grave.