Nef des fous

La Nef des Fous, le blog de Jean-Pierre Humbert

MON BLOG : … Ma nef pour voyager au long cours en position assise … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage

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La nef des fous
Le blog de Jean-Pierre Humbert

Face à face

Né en 1961 à Lviv, Oleg Denisenko est diplômé de l’Académie ukrainienne d’Art Graphiques. Il pratique la gravure, la peinture et la sculpture. En qualité de graveur, il a réalisé de nombreuses et belles éditions pour bibliophiles. Il a participé, et participe encore, à de très nombreuses expositions dans le monde entier, aussi en Suisse, à la Galerie Contraste. Il collectionne les distinctions dans le domaine de la gravure, plus de 20 récompenses lui ont été attribuées, dans plusieurs pays dont, la Slovaquie, les Etats-Unis, la Pologne, la Serbie, la Corée du sud, la Russie et la Roumanie. Je l’ai rencontré à Belgrade en 1995, lors de la remise des prix d’un extraordinaire concours d’ex-libris. Il vit et travaille à Lviv. Il a séjourné à Fribourg en 1999. Pendant que nous imprimions sa gravure “Parabole”, il a gravé un ex-librix pour ma femme Milka, et un autre pour l’atelier Contraste. Ces deux gravures sont reproduites ci-dessous.

GALERIE CONTRASTE – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS
20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG

Du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h
EXPOSITION DE LA COLLECTION DES ESTAMPES
ÉDITÉES PAR LA GALERIE CONTRASTE

POSSIBILITÉ D’ACQUÉRIR DES GRAVURES D’OLEG DENISENKO

 

    
Ex-libris Milka Humbert-Rasic et Ex-libris Galerie Contraste

 


PARABOLE – Édition Artistes européens – Contraste – 1999

 

Ci-dessous, de gauche à droite et de haut en bas, les autoportraits gravés par André Sugnaux, Ingbert Kolly, Roland Magnin, Diana Rachmuth, Bernard Bailly et Jean-Michel Robert. Ces 6 artistes fribourgeois ont accepté de réaliser une œuvre dont le thème “Autoportrait” et le format étaient imposés. Pour le tirage, destiné aux fidèles collectionneurs des publications de la Galerie Contraste, leurs œuvres ont été réunies sur une seule feuille.

PIQÛRE DE RAPPEL – La Galerie Contraste est établie depuis 20 ans à la ruelle des Cordeliers 6, dans le quartier du Bourg à Fribourg. Pour faire le point, et pour fêter ce jubilé, nous organisons une exposition de plus de 70 estampes que nous avons éditées depuis 1985. Ces créations représentent le travail de plus de 40 artistes différents. Elle débutera le 7 septembre pour se terminer le 7 octobre 2018, et sera ouverte les vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18h. Le 6 octobre nous fêterons ce jubilé avec nos voisins du Musée Tinguely qui a ouvert ses portes en même temps que nous. En attendant le coup d’envoi de cet accrochage, sur ce blog,  je vous présente quelques-uns des artistes qui seront exposés.

 


Milka imprime une gravure ( Photo Alain Wicht)

 

INVITATION AU VERNISSAGE
vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Exposition du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

 


LA SCIENCE APPELLE LES JEUNES – 1977 – Poster – Texte et peinture JPH

Séquence souvenir dédiée à Monsieur Bopp.

Partie en fumée la technique qu’utilisaient les indiens d’Amérique pour appeler les jeunes à la science. De trouvaille en trouvailles, en 1977, nous en sommes arrivés à communiquer à distance au moyen d’un instrument dont le modèle économique était fixé au mur et dont le spécimen prestigieux, bien que retenu par une laisse, pouvait être déplacé. C’est cet instrument que j’ai représenté lorsque Monsieur Bopp m’a sollicité pour créer une affiche destinée à inciter les jeunes gens intéressés par la recherche scientifique à s’exprimer (voir la reproduction ci-jointe). Le message est merveilleusement bien passé puisque depuis la publication de cette invitation et un peu grâce à moi, la jeunesse de ces temps reculés a inventé un appareil encore plus perfectionné que celui que nous utilisions. Il vous permet de communiquer avec le monde entier, de photographier et surtout de vous photographier, de lire votre journal et j’en oublie. Aujourd’hui, en 2018, il tient compagnie à la plupart des gens. Il se range aisément dans la poche. Les esprits pratiques préfèrent cependant le conserver dans la main et ne le quittent jamais des yeux. Un extraordinaire progrès : enfin libéré de sa laisse, cet objet distingué appelé téléphone cellulaire conduit son détenteur à ses côtés sans jamais le perdre de vue. La machine a pris le pouvoir. C’est une évolution extrêmement rassurante. Les êtres humains sont enfin libérés de l’obligation de réfléchir par cet appareil qui a réponse à toutes leurs questions. Ils sont aussi dispensés de regarder autour d’eux et de communiquer avec leurs proches. Le monde leur appartient et, virtuelles, leurs relations, légères, légères, flottent dans la bulle vide des réseaux sociaux. Une légèreté que j’ai retrouvée dans l’affiche très dépouillée de l’appel 2018 à la jeunesse émis par la Fondation La Science appelle les jeunes.

Wikipedia nous dit:

Depuis 1967, la Fondation La Science appelle les jeunes (Saj) a pour objectif de soutenir la recherche scientifique chez les jeunes curieux, motivés et passionnés par la recherche. La Fondation poursuit ce but grâce à trois activités principales en fonction de l’âge des participant-e-s et à son réseau d’Alumni. La mission principale de la Saj est de soutenir sur le long terme les jeunes Suisses curieux, motivés et novateurs dans les domaines des sciences techniques, naturelles, humaines et sociales. La fondation promeut et maintient ainsi l’excellence de la Suisse en matière d’innovation et de réflexivité sur le plan international.
alumni – Une association d’anciens élèves est une association dont les membres sont les anciens élèves d’un établissement d’enseignement secondaire ou d’enseignement supérieur. Le terme alumni aujourd’hui utilisé internationalement provient du mot latin alumni…


ROMAN-PHOTO – JPH – 1994 – Lithographie
Texte de Bernard Bailly

Un visage aux yeux grands ouverts nous fait face. Regard intense, interrogateur. Mine défaite : le fard coule.

Quinze états du même personnage – celui qui nous fixe – montrent les stades de sa descente vers l’abîme : du simple vague à l’âme à la chute libre dans le vide.

Le gouffre aspire ce personnage. La faille s’éclaircit et s’élargit vers le bas. Les bords droit et gauche sont foncés. Ils mettent en évidence la profondeur de l’abîme et tracent la direction vers cette funeste issue.

Une tache à la hauteur du front montre la souffrance insupportable endurée par le personnage central. Les racines n’ont même plus la résistance suffisante pour retenir ce trop lourd fardeau : il est lâché !

Si le titre de l’estampe est Photo-roman, le thème en est la dépression.

Le photo-roman raconte une histoire au moyen d’une succession de photographies. Ici, le rapport au titre est la succession et la superposition d’états montrant les dernières secondes avant l’irrémédiable chute. L’objet réel de ce drame n’est pas expliqué. Ce non-dessiné permet toutes les suppositions. Drame personnel de l’artiste ou de ses proches ?

Cette souffrance invisible parce qu’intérieure, apparemment sans objet, volontairement non décrite par l’artiste, fait mystère et attire.

C’est dans l’œil du spectateur que va s’opérer l’alchimie. Cette image est intense. Elle dure. Elle prend son temps pour se révéler. Elle est forte dans le mouvement de l’émotion. Le spectateur peut y projeter son propre vertige.

Mémoire vive – JPH – 1996 – Lithographie et sérigraphie

 


JPH – 1996 – Passé recomposé

Partout…
Autour de moi… En moi,
Silencieux comme le néant,
Le lent magma de la foule humaine
Défile sans fin… Inlassablement.

Tous ensemble… Tous seuls…
Où allons-nous ?
Ailleurs…Très loin…
Perdus dans l’infini présent,
En quête de la maîtrise du temps.

Du temps retrouvé,
Du temps que nous étions vivants,
Du temps que j’étais Jean-Pierre Humbert.
Seul au milieu de rien…
Seul parmi vous…


Médiacrité-Médiacratie – JPH 2016 – Technique mixte

 


JPH – Technique mixte – 1965-2006 – Texte JPH

Le cinéma de papa, c’est le titre de ma première lithographie réalisée en 1965 chez Dédé Robert et dont j’ai égaré le tirage. À partir d’une piteuse maculature retrouvée à la Bibliothèque Cantonale Universitaire de Fribourg, j’ai construit cette version digitale. Après quelques modifications du document noir-blanc, je me suis attelé à produire une version colorisée.

Comme cela se fait avec le cinéma de papa.


Technique mixte – Texte et dessin JPH – 2002-2007

Deux arbres généalogiques se rencontrent.
Ils papotent, font des projets.

Pour s’associer, faire des petits,
Il faudra assainir, couper quelques branches.