Nef des fous

La Nef des Fous, le carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous ... Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage...

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Nef des fous

La Nef des Fous, le carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous ... Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage...

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La nef des fous
Carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

Villes sauvages

Au jour le jour – J-P Humbert 1993 – lithographie


L’infini c’est maintenant

Texte d’Ivan Sigg

Il n’y a plus un chat-pensée
Dans ma cité-tête
J’ai ouvert les fenêtres
De mes sens
Aux quatre vents

Mes yeux sont frais du jour
Le trafic des mots
Des jugements et des idées
N’embouteille plus les rues
De mon cerveau-ville

Le silence est doux et puissant
Fait de chants d’arbres et d’oiseaux
Et le champ des possibles
Se redéploie
À l’infini

Toutes mes mémoires se sont tues
Les psychologiques végètent
Dans des malles de grenier
Les techniques dans des classeurs
Qui ne s’ouvrent qu’à bon escient

Sous mes pieds
Le passé s’étiole
L’attention circulaire au monde
rompt toutes mes attaches
Il n’y a plus que le présent

Je n’attends plus la mort
Car je meurs à moi-même
à chaque instant
L’éternité c’est maintenant
Je suis prêt à te rencontrer


Textes pour le concours littéraire organisé à l’occasion de
l’exposition de Jean-Pierre Humbert à la Médiathèque de Rueil-Malmaison:

2012-textes-concours-rueil

Le premier prix du concours a été attribué à Ivan Sigg,
par un jury composé de 3 personnes

Ci-dessus, un aperçu de l’addition des 7 passages que j’ai dessinés pour réaliser la lithographie Passé décomposé. Avis aux amateurs, il reste un seul exemplaire à vendre.

PASSÉ DÉCOMPOSÉ – Lithographie – JPH 1993

Du 8 au 29 novembre 2012, la Médiathèque Jacques Baumel de Rueil-Malmaison a abrité une exposition de mes œuvres. À cette occasion, par le biais d’internet, la Galerie Contraste avait organisé, un concours littéraire ouvert à tous. Les participants étaient invités à «illustrer» ma lithographie Passé décomposé. Parmi les 74 textes reçus en provenance de toute la francophonie, le jury composé de 5 personnes a attribué le premier prix au plus court d’entre eux, un bel haïku de l’artiste peintre romancier, parisien aux origines suisses, Ivan Sigg. http://ivansigg.over-blog.com/


PASSÉ DÉCOMPOSÉ

Ô ville/molaire
Dans la gencive du ciel
Cariée par le temps
Ivan Sigg


La dernière séance – Technique mixte – 2005-1981 – Texte et œuvre JPH

Sur l’écran gris du quotidien, un pigeon prend son envol.
Un dernier sourire au photographe et en route pour Hollywood.

Les pigeons croient à leur bonne étoile.

ANACHRONIQUES Jean-Pierre HUMBERT
Dessins, peintures, gravures, lithographies, sérigraphies,
vitraux, mosaïques, objets, textes
Édition Galerie Contraste – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 Fribourg
Plus d’informations

MUSÉE DE MORAT – https://www.museummurten.ch/fr/
Du 17 mars au 31 mai 2019
HEURES D’OUVERTURE : ma–sa 14h–17h / di 10h–17h
Jeudi 16 mai à 19 heures, visite commentée en allemand

EXPOSITION Jean-Pierre HUMBERT
RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE

 


ET LUX FUIT … moulins à vent contre nucléaire – Peinture et texte  JPH


La Suisse des lumières est préoccupée. Comment fabriquera-t-elle l’électricité qui éclairera ses villes, ses campagnes et ses cerveaux survoltés ?

À des milles de la folie sublime de Don Quichotte, le célèbre hidalgo castillan, je risque un scénario raisonnable pour résoudre le problème de l’approvisionnement en électricité à Fribourg. Une idée rendue possible par la grâce du niveau exceptionnel des scientifiques implantés sur le site «Blue Factory». La peinture, reproduite ci-dessus, donne une assez bonne vue de l’impact esthétique positif induit par mon projet initialement inspiré du mythique combat du héros de Cervantès contre les moulins à vent. La reconstitution de la mer du Nord et l’implantation des éoliennes seront certainement les plus grosses difficultés à résoudre. Mais, avec l’armada d’ingénieurs et d’architectes diplômés à disposition, les étapes de cette réalisation devraient s’imposer d’elles-même. Pour renforcer l’action du vent, les politiciens sont prêts à collégialement s’engager. Si vous trouvez que ma simulation est opaque et trop difficile à décrypter, sur rendez-vous, je me tiens à votre disposition pour vous éclairer. La séance est payante.

Pour une électricité enfin verte, je suis fier d’avoir lancé les moulins éoliens contre le Satan nucléaire. Vous le savez certainement, le génie consiste à proposer des solutions simples aux problèmes complexes.


FRIBOURG BRÛLE-T-IL ? – Technique mixte – JPH – 1987-2018

 


FRIBOURG-USA – Technique mixte – JPH – 1987-2006


FRIBOURG-USA – 1987-2006 – Texte JPH

Au XXIe siècle, lorsque de cette peinture j’ai fait une estampe, ma très chère cité de Fribourg, petite ville ambitieuse, brillait de mille feux comme toute parvenue qui se respecte : étalage impudique de richesses, enseignes publicitaires animées et lumineuses, population multiethnique, organisation communautariste, contrôle efficace de la pensée des autochtones, soutien sans faille aux iconoclastes de tous poils et de toutes provenances, la ville était vivante et ses traditions, vidées de toute substance, étaient exploitées pour promouvoir l’économie locale à l’international. Bref, ça roulait joyeusement.

Comment se fait-il que lorsque j’ai conçu cette œuvre, je n’ai pas fait figurer la moindre trace de cette incandescente activité qui promettait d’être immarcescible? Est-ce par paresse ou par lucidité que mon objectif s’est mu en téléobjectif pour nous projeter dans un lointain futur ? Sur mon image, Fribourg est catapultée quelques siècles plus loin. Fraîchement désertées, pas encore en friche, les fières façades des tours de la cité des Zæhringen made in USA laissent entrevoir les premières fissures engendrées par un lent et inexorable déclin. Bref, ça s’écroule lentement.

Les spectateurs attentifs à mon étrange représentation, où ne subsiste que le plus symbolique édifice historique de la ville, éprouvent un léger trouble. Vite rassurés, ils considèrent que l’implantation de la cathédrale dans le milieu hostile des gratte-ciel n’est qu’un clin d’œil amusant et innocent au phénomène irrésistible qu’on appelle le progrès. C’est, je crois, la raison pour laquelle cette image a plu, si je me fie au critère imparable des ventes. Cette interprétation a aussi été partiellement la mienne lors de la conception du tableau en 1987.

Aujourd’hui, 28 juin 2018, je peine à trouver quoi que ce soit de drôle à mon œuvre. Beaucoup moins spectaculaire que les productions du cinéma catastrophe, elle laisse cependant deviner qu’en filigrane, dissimulé, silencieux, un désastre, non-dit, a eu lieu. Comme si les hommes avaient déserté la vie sur terre, comme si la végétation allait bientôt absorber les fruits pourris du génie humain. Je crains, qu’une fois de plus, mon instinct ait précédé la compréhension des évènements.

 

ANACHRONIQUES Jean-Pierre HUMBERT – Le livre
Contraste Éditeur – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 Fribourg
Plus d’informations – Commande

QUAND LE TROU NOIR A-T-IL RÉELLEMENT SURGI DANS NOS VIES ?

Aux yeux du monde ébahi, le 10 avril 2019, il n’y avait aucune actualité susceptible de rivaliser avec la galaxie M87. Vous n’avez pas pu le rater, ce rond sombre au milieu d’un halo flamboyant. Il faut dire que la communication avait été soigneusement orchestrée. Présenté lors de six conférences de presse simultanées à travers le globe, le premier monstre cosmique à s’être laissé capturer a été débusqué au centre de la galaxie M87, à environ 50 millions d’années-lumière de la Terre. Soit à 500 millions de milliards de kilomètres.  Le diamètre de cet «objet» est de 40 milliards de kilomètres – l’équivalent de 3 millions de fois celui de la Terre.

Mais, le trou noir a réellement surgi dans nos vies en 1978 comme vous pouvez le constater sur la représentation que j’en ai fait et qui est ci-dessous reproduite. Un instantané rare à voir actuellement au Musée de Morat.

RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE
EXPOSITION Jean-Pierre HUMBERT
Musée de Morat – https://www.museummurten.ch/fr/

Mardi à samedi: 14 – 17 heures
Dimanche: 10 – 17 heures
Ouvertures spéciales sur demande


JPH – Technique mixte – 2019-2004-1996 – Carnaval

ANACHRONIQUES Jean-Pierre HUMBERT – Le livre
Contraste Éditeur – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 Fribourg
Plus d’informations – Commande


CROISSANCE – EXCROISSANCES  – JPH – 2016 – Technique mixte

Dans mes œuvres, je suis présent comme le fantôme qui hante votre maison. Invisible, discret, abandonné, je cultive l’illusion que j’existe vraiment. Silencieuses, mes apparitions ont la forme des images que je produis. Je vagabonde dans les paysages que je compose, je traverse mes foules, je joue à espérer. Bien sûr, cette inutile et mystérieuse errance aura une fin et, qui sait, une raison d’être. Ténue, cette lueur d’espoir explique peut-être mon activité picturale.

«Croissance – Excroissances», tel est le titre de l’estampe que j’ai réalisée en 2016 pour les membres de l’Association Galerie Contraste. Dans un décor qui semble inhabité, la ville de Gruyères et son Château, trônent au milieu d’un fatras de routes désertes en ruines, comme des mirages d’un lointain passé. A quelle époque sommes-nous ? Cet immeuble gigantesque qui barre et englobe le mythique paysage gruérien, qui abrite-t-il ? Quand a-t-il été construit ? Cet étrange mélange fait d’hier et d’après-demain: fiction, réalité, projection ? Par son ambiguïté, cette image pose plus de questions qu’elle ne donne de réponses. C’est précisément l’endroit où je me cache. J’évite ainsi toute forme d’affrontement. Comme un fantôme, je vois tout, je sais tout, et, enveloppé dans un halo paradoxal, je montre tout, puis j’attends la réaction du spectateur. J’attends qu’il dissipe le brouillard et les malentendus dont j’ai lâchement enrobé mon tableau. J’attends qu’il interprète ma partition. Pour jouer cette partie de cache-cache, il suffit de scruter attentivement l’œuvre, d’y pénétrer et de s’y perdre. Peu s’y sont risqués. Ignorants ou érudits, aucun d’eux ne m’a déçu. Si personne ne m’a trouvé, tous se sont révélés, dévoilés… à leur insu.

RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE – EXPOSITION Jean-Pierre HUMBERT
MUSÉE DE MORAT – https://www.museummurten.ch/fr/

ANACHRONIQUES Jean-Pierre HUMBERT – Le livre
Contraste Éditeur – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 Fribourg
Plus d’informations – Commande

Ci-dessous, le lien sur l’article de Joel Rathgeb consacré à mon exposition RÉCHAUFFEMENT ESTHÉTIQUE :
https://murten.unsereregion.ch/kultur/574-dramaturgie-natur-und-moderne-die-wechselausstellung-asthetische-erwarmung-von-jean-pierre-humbert.html


ÉVASION – 1987 – JPH – Peinture acrylique

Mercredi 7 avril 2010, j’ai emmené mon vieux téléviseur à la déchetterie. Intégré à ma peinture et à ma gravure intitulés tous deux Évasion, il ne m’avait apporté que des satisfactions. Notamment, en 1989, il figurait sur la gravure qui m’a valu le premier prix du concours international Trace-Idemedia à Paris.

Sujets:

 

COMPTE À REBOURS – JPH – Gravure – 1991

Cette œuvre a été réalisée pour accompagner l’édition de tête du livre “PARADIS PERDU”. Édité en 1991 par l’Atelier Galerie Contraste, cet ouvrage donnait à voir les créations des 85 artistes qui avaient participé au PRIX CONTRASTE DE L’ESTAMPE ORIGINALE. Les artistes invités à participer venaient de 23 pays différents et tous les continents étaient représentés. La vente de l’édition de tête avait largement contribué au financement du concours qui avait aussi bénéficié du soutien de 3 institutions fribourgeoises. La remise des prix aux 3 lauréats (Éric Robert-Aymé, France – Albin Brunovsky, Slovaquie – Jean Coulon, Belgique) avait eu lieu au Musée d’Art et d’Histoire de Fribourg qui avait organisé pour l’occasion une grande exposition subdivisée en 5 parties. Chaque lauréat présentait une trentaine de gravures, les estampes en concours étaient toutes exposées et l’atelier Contraste présentait mes créations et ses éditions d’estampes. Dans ce décor, j’assumais l’animation avec notre presse pour l’impression de la gravure en taille-douce.

Souvenir amusant – Pour la confection des cartes de géographie, en ce temps-là, la confédération employait des graveurs . Ils étaient tous venus ensemble pour visiter l’exposition. Armés de leurs compte-fils, fascinés, ils ont passé 3 bonnes heures à ausculter les subtilités techniques des œuvres exposées. Suivirent des échangent passionnants et passionnés. Formidables instants d’échanges !

 

 

Sujets: