Nef des fous

La Nef des Fous, le carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous ... Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage...

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Nef des fous

La Nef des Fous, le carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous ... Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage...

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Jean-Pierre Humbert
Peintre et graveur

Une miniature symbolique de notre ville qui lui donne un air d’Ascension, alors qu’elle semble larguer ses habitants dans un espace intersidéral,

Des racines urbaines qui se transforment en êtres humains étonnamment pas tous malheureux et pas spécialement traumatisés par cet Ite missa est vers un enfer incertain,

De fiers clochers d’antan pour crier vers le ciel un désarroi devant la décadence de notre société occidentale bientôt incapable de construire ou de laisser construire un lieu de recueillement ou une chapelle,

Une sérénité de surface pour cacher sous la glèbe et sous les caveaux des neurones qui s’échapperaient d’un grand cerveau que posséderait la ville,

Autant d’interprétations qui me viennent en regardant cette lithographie de Jean-Pierre Humbert.

Je peux la faire tourner dans tous les sens, elle me parle et m’oblige à sortir de moi pour lui parler à mon tour, au jour le jour…

A 90° c’est encore plus déstabilisant, la séparation entre le visible rassurant et l’inconscient troublant est encore plus frappante.

A 180° c’est une espèce d’Australie qui plonge ses clochers dans l’Océan pacifique pour proposer des racines à ces humains en recherche d’eux-mêmes.

Rejoindre Icare en grappes humaines pour fuir un présent trop lourd et un plancher des hommes trop pesant satisfait le besoin vital de rêver ensemble. Le paradoxe veut qu’ici l’inaccessible étoile et son corollaire le ciel se situent en bas !

Un petit voyage dans les titres des œuvres de Jean-Pierre Humbert ressemble à un catalogue à la Prévert d’où l’on extrairait de quoi inventer un nouveau langage que l’on appellerait aussi Esperanto.

Pascal Corminboeuf

Texte paru dans le livre [Par défaut…], Jean-Pierre Humbert