Nef des fous

La Nef des Fous, le blog de Jean-Pierre Humbert

MON BLOG : … Ma nef pour voyager au long cours en position assise … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage

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Jean-Pierre Humbert
Peintre et graveur

Entre-temps, l’âge de la pierre cède, l’espace d’une technologie, la place au béton mais entre-temps, la Sarine grande et généreuse dame, s’en moqua, poursuivant imperturbable et fiable sa mission d’allaitement énergétique de la cité.
Entre pierres et rocher, une soi-disant esthétique architecturale du goût des temps modernes s’est élancée d’un geste d’autant plus beau qu’il pourrait sembler inutile…

Que non puisque rien ne dit qu’il ne soit possible que l’on y entre.

Entre Jean et… Humbert ; je découvre Pierre ; n’y habiterait-t-il pas ? Pourquoi pas, lui qui se plait tant à désarchitecturer la réalité de sa ville, à virtualiser la réalité ; dis-nous Jean-Pierre, n’est-ce vraiment que ton pinceau qui soit si virtuel ou n’est-ce pas ton obsession, une sorte de rêve de toujours accélérer le temps ou au contraire de reculer le présent ?

Entre l’artiste et son public devrait-on imaginer un tel mur, opaque, étanche, que je ressens tel un blockhaus hermétique à tout dialogue, à tout vernissage ou exposition, une sorte d’anti-galerie ?

Entre Chatédrale et La mouche, entre Partagé, ta première gravure, et Un illuminé mis en lumière plus tard, entre 40 ans de créativité artistique et de partage avec le public, pas sûr que ton œuvre entre en totalité dans ce volume.

Entre donc ton œuvre dans les coffrets de la Bibliothèque cantonale universitaire afin qu’elle y vive longtemps, préservée des altérations, observée par les futures générations et qu’elle reflète pour tout le futur, les visions du passé exprimées au temps présent.

Entre nous subsistera toujours, outre l’amitié datant de notre enfance, le respect que j’éprouve envers l’artiste qui a réussi de son vivant déjà à se faire connaître et obtenu que son œuvre soit reconnue.

Philippe Virdis

Texte paru dans le livre [Par défaut…], Jean-Pierre Humbert