Nef des fous

La Nef des Fous, le blog de Jean-Pierre Humbert

MON BLOG : … Ma nef pour voyager au long cours en position assise … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage

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Jean-Pierre Humbert
Peintre et graveur

Il était une fois, il n’y a pas si longtemps, un vieux grand-père, très très grand. Il avait un petit-fils qui était la prunelle de ses yeux. Cet enfant était doté de talents extraordinaires. Il savait nettoyer la terre, manier le marteau piqueur et sutout il comprenait tout ce que lui disait son grand-père.

Entre eux c’était simple, ils étaient maître et disciple, à tour de rôle.

Un beau jour, Ils partirent visiter une petite forêt que le grand-père avait repérée. Il faut dire que cet homme grand, avait reçu, lui aussi, bien des talents, qu’il avait eu soin de peaufiner. Son don à lui, était celui de voir. Il avait des yeux pour voir. Pour voir ce qui est et ce qui pourrait être.

Nos deux hommes donc, l’un adulte, l’autre portant encore des langes, sages tous deux, cheminaient main dans la main lorsque, soudain, de concert ils virent  l’incroyable… deux arbres magnifiques, animés d’une puissante énergie novatrice, portant à bout de branches et faisant partie d’eux des panneaux capteurs et distributeurs d’énergie de vie. Des arbres nouveaux, éclairant la nuit noire, capables de transformer la décrépitude en vie nouvelle… L’espoir pour le futur naquit dans le cœur du vieil homme. Il dit :
– Tu vois mon petit, ici commence l’allée du progrès.
– Eh, grand-père, dit le petit en levant la tête vers son grand ami, on dirait que tout va changer, hein ? Pour nous aider?
– Oui bonhomme, c’est exactement ça.
– Tu vois, l’aide vient toujours de là d’où on ne l’attend pas .
– À nous de continuer ; il faudra défricher le chemin.
– Ils se sont fait pousser des ailes pour nous.
– Rentrons, dit le grand-père.

Revenus à la maison, ils dirent d’une seule voix à mère-grand : « On a vu les ailes du progrès ! » Et le petit d’ajouter : « les arbres nous aiment ». Mère-grand, très sage, conclut : « l’amour est grand ». Allez !

Nicola Beaupain-Dubbeldeman

Texte paru dans le livre [Par défaut…], Jean-Pierre Humbert