La nef des fous
Le blog de Jean-Pierre Humbert

MON BLOG :  … Ma nef pour voyager au long cours en position assise … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage

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Ci-dessous, de gauche à droite et de haut en bas, les autoportraits gravés par André Sugnaux, Ingbert Kolly, Roland Magnin, Diana Rachmuth, Bernard Bailly et Jean-Michel Robert. Ces 6 artistes fribourgeois ont accepté de réaliser une œuvre dont le thème “Autoportrait” et le format étaient imposés. Pour le tirage, destiné aux fidèles collectionneurs des publications de la Galerie Contraste, leurs œuvres ont été réunies sur une seule feuille.

PIQÛRE DE RAPPEL – La Galerie Contraste est établie depuis 20 ans à la ruelle des Cordeliers 6, dans le quartier du Bourg à Fribourg. Pour faire le point, et pour fêter ce jubilé, nous organisons une exposition de plus de 70 estampes que nous avons éditées depuis 1985. Ces créations représentent le travail de plus de 40 artistes différents. Elle débutera le 7 septembre pour se terminer le 7 octobre 2018, et sera ouverte les vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18h. Le 6 octobre nous fêterons ce jubilé avec nos voisins du Musée Tinguely qui a ouvert ses portes en même temps que nous. En attendant le coup d’envoi de cet accrochage, sur ce blog,  je vous présente quelques-uns des artistes qui seront exposés.

 


Milka imprime une gravure ( Photo Alain Wicht)

INVITATION AU VERNISSAGE
vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Exposition du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

 

La galerie Contraste est établie depuis 20 ans dans le quartier du Bourg à Fribourg. Pour faire le point, et pour fêter ce jubilé, nous organisons une exposition de plus de 70 estampes que nous avons éditées depuis 1985. Ces créations représentent le travail de plus de 40 artistes différents. Elle débutera le 7 septembre pour se terminer le 7 octobre 2018, et sera ouverte les vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18h. Le 6 octobre nous fêterons avec nos voisins du Musée Tinguely qui a ouvert ses portes en même temps que nous.

En attendant le coup d’envoi de cet accrochage,  sur ce blog, je présenterai  quelques-uns des protagonistes de la manifestation. Place à notre ami Bogdan Krsic (1932-2009) qui a créé plusieurs gravures pour nos éditions, dont un portrait de Jean Tinguely qui est tout à fait d’actualité. Nous avons choisi d’exposer plusieurs de ses œuvres et de lui rendre ainsi un modeste hommage posthume.


BOGDAN KRSIC (1932-2009)

     
HOMMAGE À JEAN TINGUELY  et LES PÊCHEURS HÉDONISTES FVA – 2005

Texte de Bogdan Krsic – À la demande de Jean-Pierre Humbert, j’ai créé, cet été 2005, 2 gravures dédiées à la ville de Fribourg.
Dans la première de ces œuvres, j’ai choisi de faire une vue de carte postale de la ville avec la cathédrale Saint-Nicolas. Laissant parler mon âme festive, j’ai intégré à ce paysage un groupe de «pêcheurs hédonistes» avec en arrière-plan, symbole contemporain de la ville, la célèbre fontaine de Jean Tinguely. La deuxième de mes estampes, je l’ai dédiée à ce fameux sculpteur.
Mon premier contact indirect avec cette cité magique a eu lieu il y a bien longtemps, en 1968, lorsque, avec l’association «Graficki Kolektiv» de Belgrade, j’ai exposé mes travaux avec 8 autres graveurs à Lausanne et Fribourg. Malheureusement aucun des auteurs n’était présent, mais les échos très positifs de la presse suisse sont arrivés jusqu’à Belgrade. Bien plus tard, en 1991, invité par l’Atelier Contraste, j’ai participé au concours international sur le thème «PARADIS PERDU… ou l’utopie sans illusion». C’est à dater de ce moment que commence ma collaboration régulière avec cette galerie dont les animateurs Milka et Jean-Pierre sont maintenant mes amis.
En 1992, j’ai créé pour l’abonnement «Artistes européens» la gravure intitulée «Vinovnici». Puis, ce fut, en 1999, proposée par Jean-Pierre et mise sur pied par Etienne Chatton, l’exposition de mon «œuvre gravé» au Château de Gruyères. Pour l’occasion, j’ai réalisé les gravures «Destroyers» et «Dogadjaj nad zamkom Gruyeres» et, invité de la famille Humbert, je suis venu pour la première fois à Fribourg avec ma femme Jelena. Depuis, nous sommes restés amoureux de cette belle ville.
La fontaine de Beaubourg à Paris est la première œuvre de Jean Tinguely que j’ai vue, mais c’est à Fribourg que j’ai vraiment découvert ses machines «absurdes» qui m’ont enthousiasmé. Les idées métaphoriques qu’elles véhiculent m’ont longtemps obsédé. Faut-il tenter une création analogue en gravure? Cette année, incité par la commande de Jean-Pierre, j’ai timidement commencé. Actuellement, je travaille sur une plus grande plaque au titre ironique «Vivat Democratia viva» sur laquelle on perçoit l’influence de Tinguely.

INVITATION AU VERNISSAGE
vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Exposition du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

 

GALERIE CONTRASTE – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS 20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG

EXPOSITION DE LA COLLECTION DES ESTAMPES
ÉDITÉES PAR LA GALERIE CONTRASTE
ET HOMMAGE À BOGDAN KRSIC (1932-2009)

INVITATION AU VERNISSAGE
vendredi 7 septembre 2018 dès 17h
Du 7 septembre au 7 octobre 2018
Ouvert vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h

 

LA CONFUSION DES LANGAGES – Par Zoran Zero

Archétype de l’orgueil de l’Homme, la tour de Babel pourrait figurer sur les drapeaux de mouvements mondialistes en tous genres. Des architectes, peu soucieux de la colère divine, s’en sont d’ailleurs inspirés pour la construction du parlement européen de Strasbourg. Dans un autre genre, les rastafariens l’associent au monde occidental, qu’ils jugent décadent. Un occident parti tellement à l’ouest qu’il s’est retrouvé sur les côtes d’Extrême-Orient, à construire des tours en tous points pareilles à celles des villes américaines. Serait-ce donc cela, la globalisation ? Des skylines partout les mêmes, des managers qui passent d’un meeting à l’autre, des mangeurs de burgers dans tous les fast-foods, des joggers qui courent sur le beat,… La même ritournelle aux quatre coins du globe. Notre planète, not political, a toujours préféré faire sa révolution softly autour du soleil. A la surface de la Terre, it’s another story. Red, green, industrielle, islamique ou sexuelle, les révolutions perturbent le processus de mondialisation avant d’être récupérées par le market, éternel profiteur des lost hopes. Pour son international contest sur le thème “Globalization”, il allait de soi que la Contrast Gallery pouvait s’appuyer sur la digital revolution. With the help of the Internet, ils ont contacté des artistes around the world en les invitant à créer un artwork sur le topic. Les  artistes n’ont pas disappointed, envoyant par snail mail leurs digital prints. A l’arrivée, la Swiss Post interrompait ses ventes de SnickersTM pour livrer les artworks. Une mission quasi-impossible pour les postmen, stressed by les managers pour respecter the schedule. The result of the contest ? Une diversité des œuvres barbapapesque qui a pushed le jury à étendre son brainstorming pour prendre une final decision. The winner, a Japanese artist named Kinichi Maki, painted a world where cities look all the same. A world where a lifestyle “à la française” means eating a camembert cheeseburger at your local fast-food joint. A world where we all speak the same language, where Babel towers are everywhere. A brave new world.

 


Mondialisation – Prix Contraste de l’estampe numérique: Le catalogue

 


La mondialisation, c’est que du bon – Philippe Debongnie − Belgique

 


Cielo Globale – Alessandra Angelini − Italie – Prix du meilleur des mondes

 

Ci-dessus, la photo de l’atelier quand j’en ai pris possession en 1998. Quant à la galerie, elle était encore en moins bon état.
Dès le 7 septembre 2018, nous fêterons nos 20 ans de présence dans le quartier du Bourg

Pour faire le point, et pour fêter ce jubilé, nous organisons une exposition de plus de 70 estampes que nous avons éditées depuis 1985. Ces créations représentent le travail de plus de 40 artistes différents. Elle débutera le 7 septembre pour se terminer le 7 octobre 2018, et sera ouverte les vendredis, samedis et dimanches de 14 à 18h. Le 6 octobre nous fêterons avec nos voisins du Musée Tinguely qui a ouvert ses portes en même temps que nous.

En attendant le coup d’envoi de cet accrochage, pendant les 3 prochaines semaines, sur ce blog, je vous présenterai quelques-uns des protagonistes de la manifestation.

GALERIE CONTRASTE – Ruelle des Cordeliers 6 – 1700 FRIBOURG
CRÉÉE EN 1985, ET ÉTABLIE DEPUIS 20 ANS DANS LE QUARTIER DU BOURG


Le même endroit en 2011. Notez que j’ai le don d’ubiquité. C’est très rare.

 


L’entrée de l’atelier côté ruelle des  Cordeliers, en 2009

    
L’entrée de la galerie et l’entrée de l’atelier côté cour

 


LA SCIENCE APPELLE LES JEUNES – 1977 – Poster – Texte et peinture JPH

Séquence souvenir dédiée à Monsieur Bopp.

Partie en fumée la technique qu’utilisaient les indiens d’Amérique pour appeler les jeunes à la science. De trouvaille en trouvailles, en 1977, nous en sommes arrivés à communiquer à distance au moyen d’un instrument dont le modèle économique était fixé au mur et dont le spécimen prestigieux, bien que retenu par une laisse, pouvait être déplacé. C’est cet instrument que j’ai représenté lorsque Monsieur Bopp m’a sollicité pour créer une affiche destinée à inciter les jeunes gens intéressés par la recherche scientifique à s’exprimer (voir la reproduction ci-jointe). Le message est merveilleusement bien passé puisque depuis la publication de cette invitation et un peu grâce à moi, la jeunesse de ces temps reculés a inventé un appareil encore plus perfectionné que celui que nous utilisions. Il vous permet de communiquer avec le monde entier, de photographier et surtout de vous photographier, de lire votre journal et j’en oublie. Aujourd’hui, en 2018, il tient compagnie à la plupart des gens. Il se range aisément dans la poche. Les esprits pratiques préfèrent cependant le conserver dans la main et ne le quittent jamais des yeux. Un extraordinaire progrès : enfin libéré de sa laisse, cet objet distingué appelé téléphone cellulaire conduit son détenteur à ses côtés sans jamais le perdre de vue. La machine a pris le pouvoir. C’est une évolution extrêmement rassurante. Les êtres humains sont enfin libérés de l’obligation de réfléchir par cet appareil qui a réponse à toutes leurs questions. Ils sont aussi dispensés de regarder autour d’eux et de communiquer avec leurs proches. Le monde leur appartient et, virtuelles, leurs relations, légères, légères, flottent dans la bulle vide des réseaux sociaux. Une légèreté que j’ai retrouvée dans l’affiche très dépouillée de l’appel 2018 à la jeunesse émis par la Fondation La Science appelle les jeunes.

Wikipedia nous dit:

Depuis 1967, la Fondation La Science appelle les jeunes (Saj) a pour objectif de soutenir la recherche scientifique chez les jeunes curieux, motivés et passionnés par la recherche. La Fondation poursuit ce but grâce à trois activités principales en fonction de l’âge des participant-e-s et à son réseau d’Alumni. La mission principale de la Saj est de soutenir sur le long terme les jeunes Suisses curieux, motivés et novateurs dans les domaines des sciences techniques, naturelles, humaines et sociales. La fondation promeut et maintient ainsi l’excellence de la Suisse en matière d’innovation et de réflexivité sur le plan international.
alumni – Une association d’anciens élèves est une association dont les membres sont les anciens élèves d’un établissement d’enseignement secondaire ou d’enseignement supérieur. Le terme alumni aujourd’hui utilisé internationalement provient du mot latin alumni…


ROMAN-PHOTO – JPH – 1994 – Lithographie
Texte de Bernard Bailly

Un visage aux yeux grands ouverts nous fait face. Regard intense, interrogateur. Mine défaite : le fard coule.

Quinze états du même personnage – celui qui nous fixe – montrent les stades de sa descente vers l’abîme : du simple vague à l’âme à la chute libre dans le vide.

Le gouffre aspire ce personnage. La faille s’éclaircit et s’élargit vers le bas. Les bords droit et gauche sont foncés. Ils mettent en évidence la profondeur de l’abîme et tracent la direction vers cette funeste issue.

Une tache à la hauteur du front montre la souffrance insupportable endurée par le personnage central. Les racines n’ont même plus la résistance suffisante pour retenir ce trop lourd fardeau : il est lâché !

Si le titre de l’estampe est Photo-roman, le thème en est la dépression.

Le photo-roman raconte une histoire au moyen d’une succession de photographies. Ici, le rapport au titre est la succession et la superposition d’états montrant les dernières secondes avant l’irrémédiable chute. L’objet réel de ce drame n’est pas expliqué. Ce non-dessiné permet toutes les suppositions. Drame personnel de l’artiste ou de ses proches ?

Cette souffrance invisible parce qu’intérieure, apparemment sans objet, volontairement non décrite par l’artiste, fait mystère et attire.

C’est dans l’œil du spectateur que va s’opérer l’alchimie. Cette image est intense. Elle dure. Elle prend son temps pour se révéler. Elle est forte dans le mouvement de l’émotion. Le spectateur peut y projeter son propre vertige.

Mémoire vive – JPH – 1996 – Lithographie et sérigraphie

 


JPH – 1996 – Passé recomposé

Partout…
Autour de moi… En moi,
Silencieux comme le néant,
Le lent magma de la foule humaine
Défile sans fin… Inlassablement.

Tous ensemble… Tous seuls…
Où allons-nous ?
Ailleurs…Très loin…
Perdus dans l’infini présent,
En quête de la maîtrise du temps.

Du temps retrouvé,
Du temps que nous étions vivants,
Du temps que j’étais Jean-Pierre Humbert.
Seul au milieu de rien…
Seul parmi vous…


Médiacrité-Médiacratie – JPH 2016 – Technique mixte

 

18 mai 1985 – Inauguration de l’Atelier Contraste et journée portes ouvertes Démonstrations d’impression de gravure, de lithographie et de sérigraphie

CORPS PERDUS – Le cartable édité pour la circonstance Gravure de Jean-Luc Savoy – lithographie de Jean-François Devaud – Sérigraphie de JPH

 

 

CORPS PERDUS – 1985 – JPH – Sérigraphie – Couverture du cartable

 


Jean-Luc Savoy – gravure

 


Jean-François Devaud – lithographie

 


JPH – Sérigraphie