La nef des fous
Le blog de Jean-Pierre Humbert

MON BLOG :  … Ma nef pour voyager au long cours en position assise … Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage

Pour recevoir les articles par email, vous pouvez vous abonner ci-dessous:

S'abonner au blog


LA SCIENCE APPELLE LES JEUNES – 1977 – Poster – Texte et peinture JPH

Séquence souvenir dédiée à Monsieur Bopp.

Partie en fumée la technique qu’utilisaient les indiens d’Amérique pour appeler les jeunes à la science. De trouvaille en trouvailles, en 1977, nous en sommes arrivés à communiquer à distance au moyen d’un instrument dont le modèle économique était fixé au mur et dont le spécimen prestigieux, bien que retenu par une laisse, pouvait être déplacé. C’est cet instrument que j’ai représenté lorsque Monsieur Bopp m’a sollicité pour créer une affiche destinée à inciter les jeunes gens intéressés par la recherche scientifique à s’exprimer (voir la reproduction ci-jointe). Le message est merveilleusement bien passé puisque depuis la publication de cette invitation et un peu grâce à moi, la jeunesse de ces temps reculés a inventé un appareil encore plus perfectionné que celui que nous utilisions. Il vous permet de communiquer avec le monde entier, de photographier et surtout de vous photographier, de lire votre journal et j’en oublie. Aujourd’hui, en 2018, il tient compagnie à la plupart des gens. Il se range aisément dans la poche. Les esprits pratiques préfèrent cependant le conserver dans la main et ne le quittent jamais des yeux. Un extraordinaire progrès : enfin libéré de sa laisse, cet objet distingué appelé téléphone cellulaire conduit son détenteur à ses côtés sans jamais le perdre de vue. La machine a pris le pouvoir. C’est une évolution extrêmement rassurante. Les êtres humains sont enfin libérés de l’obligation de réfléchir par cet appareil qui a réponse à toutes leurs questions. Ils sont aussi dispensés de regarder autour d’eux et de communiquer avec leurs proches. Le monde leur appartient et, virtuelles, leurs relations, légères, légères, flottent dans la bulle vide des réseaux sociaux. Une légèreté que j’ai retrouvée dans l’affiche très dépouillée de l’appel 2018 à la jeunesse émis par la Fondation La Science appelle les jeunes.

Wikipedia nous dit:

Depuis 1967, la Fondation La Science appelle les jeunes (Saj) a pour objectif de soutenir la recherche scientifique chez les jeunes curieux, motivés et passionnés par la recherche. La Fondation poursuit ce but grâce à trois activités principales en fonction de l’âge des participant-e-s et à son réseau d’Alumni. La mission principale de la Saj est de soutenir sur le long terme les jeunes Suisses curieux, motivés et novateurs dans les domaines des sciences techniques, naturelles, humaines et sociales. La fondation promeut et maintient ainsi l’excellence de la Suisse en matière d’innovation et de réflexivité sur le plan international.
alumni – Une association d’anciens élèves est une association dont les membres sont les anciens élèves d’un établissement d’enseignement secondaire ou d’enseignement supérieur. Le terme alumni aujourd’hui utilisé internationalement provient du mot latin alumni…


ROMAN-PHOTO – JPH – 1994 – Lithographie
Texte de Bernard Bailly

Un visage aux yeux grands ouverts nous fait face. Regard intense, interrogateur. Mine défaite : le fard coule.

Quinze états du même personnage – celui qui nous fixe – montrent les stades de sa descente vers l’abîme : du simple vague à l’âme à la chute libre dans le vide.

Le gouffre aspire ce personnage. La faille s’éclaircit et s’élargit vers le bas. Les bords droit et gauche sont foncés. Ils mettent en évidence la profondeur de l’abîme et tracent la direction vers cette funeste issue.

Une tache à la hauteur du front montre la souffrance insupportable endurée par le personnage central. Les racines n’ont même plus la résistance suffisante pour retenir ce trop lourd fardeau : il est lâché !

Si le titre de l’estampe est Photo-roman, le thème en est la dépression.

Le photo-roman raconte une histoire au moyen d’une succession de photographies. Ici, le rapport au titre est la succession et la superposition d’états montrant les dernières secondes avant l’irrémédiable chute. L’objet réel de ce drame n’est pas expliqué. Ce non-dessiné permet toutes les suppositions. Drame personnel de l’artiste ou de ses proches ?

Cette souffrance invisible parce qu’intérieure, apparemment sans objet, volontairement non décrite par l’artiste, fait mystère et attire.

C’est dans l’œil du spectateur que va s’opérer l’alchimie. Cette image est intense. Elle dure. Elle prend son temps pour se révéler. Elle est forte dans le mouvement de l’émotion. Le spectateur peut y projeter son propre vertige.

Mémoire vive – JPH – 1996 – Lithographie et sérigraphie

 


JPH – 1996 – Passé recomposé

Partout…
Autour de moi… En moi,
Silencieux comme le néant,
Le lent magma de la foule humaine
Défile sans fin… Inlassablement.

Tous ensemble… Tous seuls…
Où allons-nous ?
Ailleurs…Très loin…
Perdus dans l’infini présent,
En quête de la maîtrise du temps.

Du temps retrouvé,
Du temps que nous étions vivants,
Du temps que j’étais Jean-Pierre Humbert.
Seul au milieu de rien…
Seul parmi vous…


Médiacrité-Médiacratie – JPH 2016 – Technique mixte

 

18 mai 1985 – Inauguration de l’Atelier Contraste et journée portes ouvertes Démonstrations d’impression de gravure, de lithographie et de sérigraphie

CORPS PERDUS – Le cartable édité pour la circonstance Gravure de Jean-Luc Savoy – lithographie de Jean-François Devaud – Sérigraphie de JPH

 

 

CORPS PERDUS – 1985 – JPH – Sérigraphie – Couverture du cartable

 


Jean-Luc Savoy – gravure

 


Jean-François Devaud – lithographie

 


JPH – Sérigraphie

Ci-dessous 2 reproductions:

La première œuvre éditée par l’Atelier-Galerie Contraste en 1985,
une gravure de l’artiste soleurois Franz-Anatol Wyss intitulée Lieu de culte,
ainsi que l’affiche de l’exposition que nous lui avions consacrée


LIEUX DE CULTE – 1985 – Franz-Anatol Wyss – Gravure – AS – Édition Galerie Contraste


1985 – F-A Wyss – Affiche de la première exposition organisée par la Galerie Contraste

 

 


ÉVASION – 1987 – JPH – Peinture acrylique

Mercredi 7 avril 2010, j’ai emmené mon vieux téléviseur à la déchetterie. Intégré à ma peinture et à ma gravure intitulés tous deux Évasion, il ne m’avait apporté que des satisfactions. Notamment, en 1989, il figurait sur la gravure qui m’a valu le premier prix du concours international Trace-Idemedia à Paris.

Sujets:


COMPTE À REBOURS – JPH – Gravure – 1991

Cette œuvre a été réalisée pour accompagner l’édition de tête du livre “PARADIS PERDU” édité en 1991 par l’Atelier Galerie Contraste. Un ouvrage qui donnait à voir les créations des 85 artistes qui ont participé au PRIX CONTRASTE DE L’ESTAMPE ORIGINALE. Ces artistes invités venaient de 23 pays différents et tous les continents étaient représentés. La vente de l’édition de tête a largement contribué au financement du concours qui avait aussi bénéficié du soutien de 3 institutions fribourgeoises. La remise des prix aux 3 lauréats (Éric Robert-Aymé, France – Albin Brunovsky, Slovaquie – Jean Coulon, Belgique) a eu lieu au Musée d’Art et d’Histoire de Fribourg qui avait organisé pour l’occasion une grande exposition subdivisée en 5 parties. Chaque lauréat présentait une trentaine de gravures, les estampes en concours étaient toutes exposées et l’atelier Contraste présentait mes créations et ses éditions d’estampes. Dans ce décor, j’assumais l’animation avec notre presse pour l’impression de la gravure en taille-douce.

Souvenir lumineux: pour la confection des cartes de géographie, la confédération employait des graveurs en ce temps-là. Ils étaient tous venus ensemble pour visiter l’exposition. Armés de leurs compte-fils, ils ont passé 3 bonnes heures à ausculter, fascinés, les subtilités des œuvres exposées. Suivirent des échangent passionnants et passionnés. Amusant et inoubliable!

Sujets:


 GOING TO FRIBOURG – Gravure d’Arthur Geisert

Arthur Geisert avait participé, en 1991, au concours international de gravure «PARADIS PERDU» organisé par l’Atelier-Galerie Contraste. En 2004, nous l’avions invité à venir à Fribourg pour réaliser une estampe pour notre abonnement «FRIBOURG, vu d’ailleurs». Nous l’attendions au mois de septembre, impatients de découvrir l’œuvre que notre ville lui inspirerait.

Malheureusement, le voyage n’a pas eu lieu. Cette contrariété a stimulé l’imagination d’Arthur Geisert qui nous a envoyé la gravure «GOING TO FRIBOURG». Il nous démontre que rêver, c’est déjà voyager. Il nous prouve aussi qu’on a tort de dénigrer les clichés fournis par les offices de tourisme. S’ils n’ont que peu d’influence sur l’indice de fréquentation des hôtels, ils représentent une chance de voyager à l’œil.

Notice biographique – Arthur Geisert est né en 1941. Spécialisé en sculpture et en gravure, il expose dans de nombreux grands musées américains. Il est un jour remarqué par un éditeur qui lui propose de faire des livres pour enfants… Il a aujourd’hui publié de nombreux livres primés. Il a une passion pour les cochons, héros de tous ses livres !

Sujets: