Nef des fous

La Nef des Fous, le carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous ... Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage...

Pour recevoir les articles par email, vous pouvez vous abonner ci-dessous:

Nef des fous

La Nef des Fous, le carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

La nef des fous ... Le carnet de bord de mes aventures et de mes rencontres picturales … Avec moi, larguez les amarres et voyagez au long cours en position assise … Naviguons gaiement, ensemble vers l’inéluctable naufrage...

Pour recevoir les articles par email, vous pouvez vous abonner ci-dessous:

La nef des fous
Carnet de bord de Jean-Pierre Humbert

LA TRACE

 

 

Ci-dessous, une reproduction de ma gravure LA TRACE et le texte qu’elle a inspiré à mon fils Mirko. La gravure et le texte ont été publiés en 2007 dans le livre [Par défaut…] Jean-Pierre Humbert édité par ESTAMPE.ORG. Cet ouvrage contient notamment les reproductions de 47 de mes estampes, accompagnées chacune par un texte d’un auteur à chaque fois différent.

Mirko Humbert est graphiste et créateur de sites internet indépendant (le contacter). Il anime aussi plusieurs blogs en anglais ou en français. Les plus populaires sont Designer Daily et Typography Daily  ainsi que le site Estampes Japonaises. Il écrit également sur différents sujets pour d’autres sites, principalement sur des thématiques liées aux nouvelles technologies (son dernier article sur Domaine Public).


LA TRACE – Lithographie – JPH – 2000

 

LA TRACE

Par Mirko Humbert

Le son précède souvent la trace, il nous prépare à son arrivée. Dans bien des cas, un «bam», un «ploc» ou un «prout» est suffisant et permet parfois même d’identifier la nature de l’empreinte.

Dans cette estampe, on attend désespérément ce bruit annonciateur de trace, ce “scritch scratch» qui écorchera notre regard. Rien à faire, l’œuvre reste muette. La foule emprisonnée retient ses cris. Les silhouettes sont aveugles, sourdes, muettes, dénuées de sens. Le doute s’installe, entendra-t-on jamais ce grondement salvateur ?

Désorienté, on continue de tendre l’oreille au lieu de simplement observer ce personnage qui se dirige vers la sortie. Sans se soucier des autres, il évolue à son rythme et se laisse emporter par la brume ambiante. Disparu dans la marge, il n’est plus qu’un souvenir, une ride qui cadence la lithographie. Par son passage, il a créé une œuvre, cette œuvre qui l’a créé.

 

Pour recevoir les articles du carnet de bord de Jean-Pierre Humbert par email, vous pouvez vous abonner en cliquant sur ce lien.